Sections
Accueil UNamur > Nouvelles > Le fonctionnement des écosystèmes dans Ecology Letters
Nouvelle

Le fonctionnement des écosystèmes dans Ecology Letters

Une recherche, menée par Frederik De Laender, de l’URBE (l’Unité de Recherche en Biologie Environnementale et Evolutive) à l’UNamur, tente de mieux comprendre pourquoi certains écosystèmes ne fonctionnent pas de manière adéquate, et ce malgré une grande diversité. Un article, qui lui est consacré, vient d’être publié dans la prestigieuse revue Ecology Letters.

 

La plupart des méthodes utilisées pour analyser la qualité environnementale, le fonctionnement des écosystèmes, se basent sur la diversité (le nombre d’espèces présentes sur un site défini). Or, depuis longtemps, les chercheurs ont constaté que ce seul critère ne suffisait pas dans cette analyse. Frederik De Laender, chercheur et professeur à l’URBE, en fait partie : « Il y a deux éléments qui ne sont pas pris en compte avec ces méthodes classiques : on n’analyse pas le nombre d’individus de la même espèce repris sur un site déterminé, et on ne prend pas en compte non plus de quelles espèces il s’agit, leur identité ». Or, les expériences réalisées sur des écosystèmes de laboratoire ont montré qu’un système pouvait montrer de grandes faiblesses, alors que la diversité des espèces en son sein était au rendez-vous. « En analysant un étang, par exemple, on peut observer la présence d’un nombre très important d’espèces différents de planctons. Et pourtant, malgré cette belle diversité, cet écosystème peut être très faible. La raison ? Il n’y a pas beaucoup d’individus au sein de chacune de ces espèces. Cette faiblesse peut faire perdre jusqu’à 70% de la fonctionnalité d’un écosystème ! », ajoute Frederik De Laender. Pareil pour l’identité des espèces reprises. Deux sites peuvent compter chacune le même nombre d’espèces, ce qui importe c’est l’identité des espaces présentes. C’est ce que le papier de Frederik De Laender montre (l’étude a été portée par Jürg Spaak, doctorant UNamur). Les implications de cette recherche peuvent être développées dans la gestion des écosystèmes, où les spécialistes ont besoin d’indicateurs pour comparer différents sites. L’étude a été soutenue financièrement par le FNRS, via le projet de recherche « Costa ». Lien vers l’article : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ele.12828/full.

Partager :