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Le Service-Learning fait son chemin à l’UNamur

Apprendre en s’engageant, c’est l’objectif d’une nouvelle forme de pédagogie, le Service-Learning. Appliquée depuis longtemps en Amérique du Nord, elle se développe aujourd’hui en Europe. Dans certaines universités, elle est institutionnalisée. À l’UNamur, plusieurs pédagogies mises en place dans les facultés respectent ce principe : mêler l’engagement social des étudiants à leurs apprentissages académiques.

Des étudiants qui donnent des cours de langues à des réfugiés, d’autres qui réalisent des enquêtes pour des associations... Le Service-Learning (il n’existe pas encore de terme francophone pour traduire ce concept) peut prendre des formes diverses. Il a en tout cas à chaque fois les mêmes ingrédients de base : un apprentissage académique dans le cadre de l’Université, un engagement de la part de l’étudiant dans un projet extra-académique et enfin une expérience permettant de mettre en pratique les acquis d’apprentissage. Dans les universités où cette forme de pédagogie est institutionnalisée (en Amérique du Nord, en Amérique centrale, en Asie…), celle-ci est valorisée. Elle fait partie intégrante de la formation et donc aussi de l’évaluation de l’étudiant.

Une réponse à l’évolution de notre société ?

Pour que le Service-Learning fonctionne pleinement, il doit respecter plusieurs conditions. Il faut que l’expérience soit significative pour l’étudiant dans son apprentissage. Il s’agit aussi de répondre à certains besoins (d’une association, d’une organisation, par exemple). Pour cela, l’institution doit s’ouvrir à ce qui se passe dans son environnement immédiat. À l’UNamur, sans que celles-ci ne portent officiellement le nom de Service-Learning, plusieurs initiatives allant dans ce sens ont été mises en place ces dernières années. Elles étaient récemment d’un « Midi PUNCH », un midi pédagogique mettant en lumière les nouvelles formes de pédagogie universitaire. Parmi les initiatives les plus anciennes, un dispositif de tutorat a été mis en place dans le cadre de l’agrégation. L’objectif est de proposer aux étudiants d’accompagner des élèves de rhéto dans leur transition entre l’enseignement secondaire et le supérieur. Lancé il y a une dizaine d’années par le Département Éducation et Technologie, il comporte des avantages multiples et réciproques : le tuteur s’engage vis-à-vis du jeune qu’il épaule (son engagement est valorisé via des crédits), il porte une réflexion critique, il apprend à mieux connaître son futur public ; de son côté le rhétoricien s’ouvre au monde, il reçoit l’expérience d’un pair et les conseils reçus correspondent à ses besoins. Une part significative des écoles qui participent au projet relèvent de populations à indices socio-économiques faibles avec des élèves plutôt éloignés du monde des études supérieures.

Une ouverture sur le monde

Dans la même démarche, des « cliniques du droit » ont ouvert leurs portes cette année  au sein de la Faculté de droit. L’initiative est née d’une demande formulée par l’Assemblée Générale des Étudiants de l’UNamur, qui était sollicitée par de nombreux jeunes rencontrant des problèmes avec leurs contrats de bail. Des permanences ont été mises en place. Des étudiants en droit de bloc 3, sous la supervision d’assistants, ont prodigué des conseils juridiques. Double avantage : une mise en pratique pour les étudiants de droit confrontés à des cas pratiques ; des conseils concrets et des débuts de solutions pour les locataires en difficulté. Un service de première ligne intéressant pour des étudiants qui peuvent parfois difficilement financer un conseil juridique professionnel. Le Service-Learning demande, de la part de l’institution qui le pratique, une réflexion avant-pendant-et après l’expérience. À l’UNamur, cette réflexion est en cours. Un colloque qui se tiendra du 19 au 21 septembre prochain : « L’engagement citoyen, ça s’apprend ? Comment susciter l’engagement à la citoyenneté mondiale et solidaire des jeunes dans l’enseignement supérieur ? ».

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