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Vivre en ville impacte la taille des animaux : une étude publiée dans Nature

Une équipe internationale de chercheurs en écologie, dirigée par l’UCL et le professeur Thomas Merckx, montre que l’urbanisation entraine des changements de taille corporelle dans les communautés animales. Leurs résultats viennent d’être publiés dans la très prestigieuse revue scientifique Nature. Un article auquel a participé Karine Van Doninck professeure à l’UNamur et chercheuse au sein de l’URBE (Unité de Recherche en Biologie Environnementale et Évolutive), ainsi que Nicolas Debortoli, membre de l’Institute of Life-Earth-Environment (ILEE) de l’UNamur.

Dans cet article, l’équipe de chercheurs a démontré que l’urbanisation cause des changements bi-directionnels en termes de taille des organismes. Sur 10 groupes animaux testés, la majorité des espèces les plus petites deviennent dominantes lorsque le degré d’urbanisation augmente. Un phénomène lié à la température ambiante, plus élevée en milieu urbain. Ce phénomène – connu sous le nom d’îlot de chaleur urbain – favorise une taille corporelle plus petite car il augmente les coûts liés au métabolisme.

La tendance s’inverse pour trois groupes d’animaux : les papillons de jour et de nuit et les sauterelles. Les chercheurs ont découvert que, chez eux, la taille corporelle est positivement liée à la mobilité. Plus concrètement, les communautés urbaines sont modelées par le degré de fragmentation qui augmente fortement avec l’urbanisation. Les chercheurs ont remarqué qu’en comparant des sites non-urbains (non-construits) et très urbanisés (où 25% de la surface est constituée de bâtiments), que la taille corporelle des papillons et sauterelles augmente de 14% dans les sites très urbanisés, alors que les autres groupes d’animaux montrent une diminution de taille de 16%.  

La perte de certaines espèces aura un impact important sur le fonctionnement des écosystèmes urbains étant donné que la taille corporelle détermine la dynamique des interactions écologiques. Ce genre d’étude est essentiel pour concevoir des villes avec des impacts moindres sur la biodiversité, estiment les chercheurs.

Ils ont observé un échantillon de 95.001 animaux appartenant à 702 espèces dans 81 sites en région bruxelloise et en Flandre. 

Ce consortium de recherche est financé par un programme Pôles d'Attraction Interuniversitaires de la politique scientifique fédérale BELSPO, rassemblant des chercheurs de l’UCL, la KU Leuven, l’UA, et l’UGent, ainsi que de l’IRSNB, assistés de quatre collaborations internationales.

 

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