Sections
Accueil UNamur > Nouvelles > Les experts en parchemins de l'UNamur se réunissent à Haugimont
Nouvelle

Les experts en parchemins de l'UNamur se réunissent à Haugimont

En novembre 2019, le professeur Olivier Deparis et ses collègues de l’équipe Pergamenum21 organisait une conférence intitulée « La physique des parchemins ». De nombreux participants avaient exprimé le désir de poursuivre de manière plus détaillée leurs interactions interdisciplinaires au sujet de l’identification des espèces animales dont les peaux ont jadis servi de support à l’écriture. C’est chose faite avec un atelier de fabrication de parchemins à partir de peaux animales qui se tiendra au domaine d’Haugimont du 7 au 11 septembre 2020 dans le cadre du projet Pergamenum21 et du projet européen Beasts To Craft (B2C).

(This news is also available in English)

Avant le papier, les peaux d’animaux

Les peaux d’animaux définissent la frontière entre l’histoire et la préhistoire en Europe occidentale.  Transformées en parchemins, elles sont devenues le premier support (et le plus utilisé) de l’écrit dans la culture occidentale.  Ce sont également les supports les mieux préservés avant l’adoption du papier à la fin du Moyen-Age et le début de l’ère moderne.

Des campagnes de digitalisation rendent les textes des manuscrits de plus en plus accessibles mais nous éloignent de ces objets anciens cependant. 

Le projet B2C, dirigé par le professeur Matthew Collins (Cambridge), exploite des méthodes biomoléculaires et des techniques d’imagerie, alliées à des savoirs artisanaux, pour documenter ces deux étapes dans l’histoire des manuscrits : l’analyse des élevages de l’époque et des techniques qui permettaient de transformer les peaux en un support d’écriture.

La biocodicologie : une nouvelle approche pour l’étude des parchemins

L’objet en main et à l’aide de techniques modernes d’imagerie, les yeux expérimentés de Jiří VNOUČEK (formateur de cet atelier) peuvent reconnaitre l’expertise du parcheminier.  Il peut littéralement estimer la taille et l’âge de l’animal.  L’agencement des poils indique le type et l’espèce, les fibres de chair et les blessures dues aux parasites donnent des indications sur la saison d’abattage. 

Outre quelques chercheurs internationaux associés au projet, des membres de l’UNamur seront de nouveau de la partie, réunis autour des disciplines et techniques impliquées - bio-archéologie, histoire, conservation, méthodes analytiques, physique optique et restauration – illustrant l’importance des synergies entre ces différentes approches. 

Cet atelier s’adresse à un public averti, uniquement sur invitation.

Plus d’infos :

Contact : Olivier Deparis - olivier.deparis@unamur.be